Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 08:00
Je m'étais essayé sur ce blog à une analyse du nouveau contexte politique issu des présidentielles de 2007. Au lendemain des élections Européennes qui ont vu une nouvelle étape dans l'effondrement du Parti socialiste en France et une "vague bleue" au Parlement européen (selon les grands médias...), nouvelle tentative d'analyse politique des résultats du vote et de ce qui pourrait advenir par la suite.

- Stagnation des équilibres au Parlement: constat du maintient des grands équilibres entre les partis européens, à l'exception près de l'apparition d'une troisième force (devant les libéraux et démocrates) de non inscrits rassemblant listes exotiques (parti pirate suédois) et euro-sceptiques. Quelle remarque à cela? D'abord que comme le fait remarquer Pierre Larrouturou, seuls 34% des gens ont voté, ce qui discrédite toute signification politique des résultats (ce que ne se gênent pourtant pas de faire tous les politologues). Et que mécaniquement (lorsque l'on connaît la démographie du vote en France) le vote des "anciens" et des classes relativement aisées a été sur-représenté... exactement comme lors des élections présidentielles où 20% des 18-24 ans s'étaient abstenus (contre 12% des plus de 50 ans)!1 Les "seniors" sont traditionnellement une population civique (qui vote) et ancrée à droite, lui apportant ainsi un socle garanti. Le socle de la gauche (jeunes et classes populaires), lui, ne vote plus ou se disperse entre différentes formations. Tant qu'une alliance entre gauche radicale (Parti de Gauche, PCF) et mouvements écologistes ne se fait pas, la droite restera mécaniquement majoritaire, quel que soit le ressenti des électeurs envers le pouvoirs.

- Catastrophe du traitement médiatique en France, où lors de la soirée électorale (uniquement sur France 3, France 2 et TF1 préférant traiter le sujet dans le journal pour passer ensuite la série du dimanche soir...) l'on put entendre un journaliste demander avec insistance à M. Cohn-Bendit ce qu'il comptait faire sur le plan national quand l'interrogé insistait pour parler d'Europe au soir d'une élection européenne... L'on s'est longtemps interrogé du soi-disant non-intérêt des électeurs pour ce scrutin. Il serait pourtant intéressant de regarder les statistiques de fréquentation des sites des partis engagés dans l'élection. Le référendum de 2004 a montré, justement, cet intérêt et une étonnante maturité européenne de l'électorat. Mais comment intéresser les gens lorsque des journalistes demandent de parler national lors d'une élection européenne (sans doute considéré comme plus "médiatiquement parlant") et que les candidats sont soit parachutés, soit incompétents, soit je-m'en-foutistes? L'attitude d'une Rachida Dati est symptomatique. En outre, pas un média (presse comme web) n'a annoncé les résultats sur l'ensemble de l'Union avant le lundi matin, alors que la France pèse moins de 10% des députés sur l'ensemble du Parlement! Un ras de marrée rose en France n'aurais eu aucune implication sur l'équilibre du Parlement de Strasbourg...

- L'effondrement du Modem
sur cette élection ne signifie rien sur le plan national (contrairement à la majorité des commentaires qui donnent M. Bayrou fini) étant donné la spécificité de l'élection. Le Modem reste un parti jeune, sa campagne s'est trompée de direction en ne parlant pas d'Europe et l'échec du parti centriste n'est pas plus significatif que les chiffres de la plupart des formations de gauche. SI l'on regarde les résultats post présidentielle (très conjoncturelle puisque portée sur un homme), le Modem a fait 3.7% aux municipales sur les villes de plus de 35.000 habitants et 7.61% aux législatives. Les 8.45% des Européennes ne semblent donc pas si catastrophiques avec un peu de recul. L'attaque de M. Bayrou sur les sondages aurait peut-être été plus pertinente quand à leur gonflement de son score...
La seule information (d'importance) est la perte de sang-froid du troisième homme de la présidentielle à la veille de l'élection. Entendre l'homme qui se proclamait l'incarnation d'une République digne qui ne tombe jamais dans les travers politiciens, se vautrer dans des accusations hasardeuses et nauséabondes (l'attaque contre les sondages et contre M. Cohn-Bendit) risque de porter un coup à son image, élément essentiel de sa conquête de 2012.

- Le parti de Gauche
fait plus de 5% (même s'il est allié avec les communistes) six mois après sa naissance. Il est étonnant de noter les commentaires plutôt positifs sur le parti de M. Dupont-Aignan quand au jeune age de sa formation, alors que le Front de gauche est donné comme perdant au regard du poids du non de gauche au référendum constitutionnel de 2004... En outre,  certaine incohérence pointent dans les commentaires: soit le PCF s'est fortement ressaisi depuis la dernière présidentielle (moins de 2%) et c'est très positif, soit le Parti de Gauche fait un score énorme à 5% alors qu'il vient de naître...

- Sur le déroulement de la campagne:
Europe-Ecologie est le seul parti a avoir présenté un véritable programme point par point, affichant une compétence technique sur l'Europe. Le seul également à avoir présenté des têtes médiatiques fortes, issues de la société civile. Les candidats ont évité toute tentative de débordement du sujet et les querelles (cf Cohn-Bendit/Bayrou). C'est plus la méthode qu'une réelle fureur écolo qui a probablement séduit les électeurs. Ainsi, M.Cohn-Bendit demandant à Mme Dati de débattre de justice avec Mme Joly (toutes deux magistrats, candidates sur la même circonscription) et se voyant retourner une fin de non recevoir...

- Ce qu'il peut advenir:

La question se pose de savoir si l'électeur français a enfin digéré les fortes mutations du paysage politique national depuis dix ans en comprenant enfin que chaque élection est devenue un enjeu unique découplé des autres scrutins? Il se pourrait que ce vote montre que oui. Il se pourrait que le vote continue à se porter sur le PS (ou la "gauche de la gauche") sur les prochains scrutins locaux et aux législatives et portent un homme seul, incarnation d'un projet de société plus que d'une ligne politique, sorte de président mode IV° République garant des institutions de la République. Dans ce cadre un Strauss-Kahn, un Bayrou, (voir même un Cohn-Bendit ou un Hulot...) pourraient tirer les marrons du feu.
Les possibilités de Nicolas Sarkozy sont faibles. Tous les analystes soulignent l'épuisement de sa "filière d'ouverture". Et aucune alliance n'est possible tant l'UMP est seule à droite. En politique l'on sait comme il est dangereux de connaître exactement ses capacités de voix sans réserve possible. C'est dans cette situation que se trouve l'UMP. Cela suffira tant que personne n'aura éclos en face. La France demande à être "prise" par une personnalité acceptable (que n'est pas Ségolène Royal, considérée aussi anxiogène que Nicolas Sarkozy)...
L'image du changement va-t'elle tenir encore 3 ans? Il y a un risque d'effondrement juste avant 2010 faute de possibilités de nouveauté. Sarkozy est victime de son système du changement permanent.
 Le salut du PS passe par une nouvelle modestie (entrouverte par Benoit Hamon le lendemain du scrutin) qui doit redevenir l'un des partis de la gauche (et non LA  gauche) et abandonner toute supériorité, en acceptant de constituer un programme sur la base du Parti de Gauche, du PCF et des écologistes avec répartition équitable des rôles (par exemple en cédant le poste de premier ministre).
- Le rôle de François Bayrou n'est pas terminé, s'il comprend qu'il doit réellement se poser au dessus des partis mais en prenant personnellement position et en annonçant sa volonté, non de construire une force politique, mais un entourage autour d'une figure paternelle apolitique travaillant avec un gouvernement issu de l'alliance PG-PS-Verts.


1 - Les cinq leçons des votes de 2007 (Alternatives economiques, juillet 2007)
Par S. Boumaza - Publié dans : Politique
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 12:35
   J'avais parlé il y a quelques temps des essentielles extensions Foxmarks et Password Exporter pour le navigateur Firefox. Et bien ce temps est quasiment révolu puisqu'avec l'extension FEBE (Firefox Environment Backup Extension) c'est désormais l'ensemble de vos paramètres (bookmarks, mots de passe, plugins de recherche, paramètres, thèmes et extensions installées) qui est archivé et exportable.
Concrètement cela se passe sous la forme d'un menu relativement riche permettant de paramétrer des sauvegardes là où vous le souhaitez sur votre disque dur (ou clé usb), éventuellement à une périodicité définie. Vous pouvez choisir à peu près tous les éléments que vous souhaitez sauvegarder et le navigateur enregistre tout cela dans un dossier "sauvegarde" composé de tous les fichiers nécessaires. Mieux, il semble qu'il soit possible de compiler automatiquement ce dossier en un seul fichier .XPI (l'extension de Firefox pour les modules complémentaires) sous forme d'une archive que vous pourrez enregistrer sur une clé et importer sur le poste informatique où vous vous trouvez. Une bonne manière pour ne pas tout refaire quand vous êtes contraint de réinstaller votre OS ou que vous travaillez sur différents ordinateurs. Pour cela, en plus de FEBE vous devrez installer l'extension CLEO (associée à FEBE).

J'ai également trouvé trois extensions (plus dispensables mais qui me semblent bien pratiques tout de même):
- Tabmix plus permets de gérer finement le comportement des onglets, en permettant notamment qu'en cas d'ouverture nombreuse, les nouveaux onglets s'affichent sur plusieurs lignes, évitant d'avoir à faire défiler longmenent sur la droite la liste des pages. Il est également possible d'afficher l'ensemble des pages sous forme de vignettes réduites.
- Colorfulltabs colore les onglets (comme son nom l'indique) dans différentes nuances afin de faciliter le repérage des différentes pages. C'est plus gadget mais un peu pratique quand-même.
- Enfin, Coolpreviews permets sans cliquer d'avoir une vignette d'apperçu de la page cible sur les liens html présents dans une page. Selon la rapidité de son ordinateur et du serveur où renvoie le lien cela peut permettre de gagner du temps en évitant de cliquer pour voir que le lien ne nous intéresse pas.
Par S. Boumaza - Publié dans : Informatique
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 12:45
Le maire de la commune de Wazier (Nord) a répondu à l'Inspecteur d'Académie de sa circonscription à propos du service d'accueil des enfants par la mairie en cas de grève. Ca vaut son pesant de cacahuètes:

J’ai bien pris bonne note que dans 4 groupes scolaires les grévistes dépassaient les 25 %. Les services municipaux étant touchés également par le mouvement de grève, n’ayant qu’une seule dame de service à l’école Gambetta qui n’est pas gréviste et au total plus de 90 % du personnel communal absent à cette date, nous sommes donc dans l’incapacité d’assurer quelque service d’accueil que ce soit.

Par ailleurs, vous connaissez ma position sur cette loi qui demande aux voisisn de régler ses propres conflits de couple ne m’agrée nullement.

Mais dans la même optique, je vous saurai gré de bien vouloir m’adresser par retour, une liste d’enseignants, de personnel de l’Education nationale, non grévistes le 29 janvier 2009 et qui pourraient assurer la continuité du service public en venant tenir les guichets de la mairie, fabriquer les repas à la cuisine centrale, mettre les couverts, servir les enfants, faire la vaisselle et le nettoyage.

Je pense bien évidemment que vous n’aurez aucun mal à trouver ce personnel compétent pour je puisse assurer la continuité du service public.

Dans le cadre du droit d’accueil si j’avais un début de liste à faire et à vous soumettre, je mettrai :
- Monsieur l’inspecteur de l’Education Douai-Waziers
- le personnel de l’Inspection de l’Education nationale Douai-Waziers
- le personnel du RASED
- Monsieur le sous-préfet de Douai

et pourquoi pas Monsieur le Préfet de Région !...

Et pour changer les couches, Monsieur Darcos, Ministre de l’Education nationale.

Je pense que l’ensemble de ces personnes sont parfaitement qualifiées pour excercer le droit d’accueil dans les écoles de Waziers.

Jacques Michon Maire de Waziers Conseiller général du Nord



Par S. Boumaza - Publié dans : Actualité
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 09:45
Un petit tour d'horizon rapide, à partir de l'excellentissime site "la forêt des médias" (qui va malheureusement fermer fin 2009...) et de Wikipedia.
On apprend donc que:
- Le groupe Bernard Arnault, ami personnel de Nicolas Sarkozy (Président de la République Française...) et témoin de marriage, compte dans son CA Arnaud Lagardère, Hubert Védrine (ancien ministre des affaires étrangères et actuellement lobbyiste efficace) ou Nicolas Bazire (directeur de cabinet d'Edouard Balladur entre 1993 et 1995 et il anima sa campagne avec un certain Nicolas Sarkozy). Le groupe possède le journal économique Les Echos (via le groupe DI dont le directeur, Nicolas Beytout vient du Figaro (Dassault) et a été remplacé par Etienne Mougeotte, venant de TF1 (Bouygues).
- Le groupe Lagardère (ami personnel de Nicolas Sarkozy) compte dans son CA Bernard Arnault, François Roussely (ancien président d'EDF), Bernard Essambert (vice-président de Bolloré et de Lagardère alternativement) et George Chaudron de Courcelle (administrateur de Bouygues et cousin de Mme. Chirac) . Le groupe possède Hachette, les NMPP (distributeur exclusif de la presse française), particippe à Canal+, au Monde et à EADS, et emploie Mme. Juppé.
- Le groupe Bolloré (ami personnel de Nicolas Sarkozy) compte dans son CA Michel Cicurel, administrateur de Bouygues et de la Banque Rotschild, Alain Minc, Jean Glavany (ministre de l'Agriculture du gouvernement Jospin), Michel Giraud (ministre du travail du gouvernement Balladur) et Antoine Veil (mari de Simone Veil). Le groupe possède 30% de la SFP et est associé au Groupe Carlyle (dont l'un des dirigeants pour l'Europe est le frère de Nicolas Sarkozy).
[MAJ] Dominique Roux, président de Bolloré Télécom est le père de Valérie Roux (mariée Pécresse), Ministre de l'Enseignement supérieur.
- Le groupe Bouygues (ami personnel de Nicolas Sarkozy) compte dans son CA FH Pinault, Jean Peyrlevade (administrateur de Bouygues, Lagardère, LVMH, ancien directeur de cabinet adjoint de Pierre Mauroy, vice-président du Modem).

Et bien d'autres...
Par S. Boumaza - Publié dans : Politique
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 09:13
  Je viens de découvrir le blog "Guerre et Paix" rattaché au site du Monde et tenu par Gilles Paris, redacteur en chef adjoint (selon Wikipedia ) de la rubrique International.
Une colonne de droite donne des liens vers des rappels historiques, techniques, juridiques ou sur les acteurs du conflit, et de courts articles font des synthèses de l'actualité. En ce moment, les différents partis israéliens impliqués dans les législatives à venir sont décryptés.
   Parfois un peu court, mais ça permets de faire un point rapide et de retrouver des références sur ces questions hautement complexes. Pour le coup je place ce blog dans mes liens.
Par S. Boumaza - Publié dans : International
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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 13:54
Encore une modification de l'assiette de la redevance télé votée par le Sénat ajoute encore une couche d'incohérence sur cette taxe que ne ne paient pas un nombre conséquents de foyers. Alors que certaines exemptions que nous qualifieront de "sociales "(les personnes agées modestes, pourtant grandes utilisatrices de leur poste de télé, et les handicapés) ont été coupées il y a peu, l'assiette a été élargie aux ordinateurs (certains parlent mêm des téléphones).
Or, si le texte de loi prévoit à l'heure actuelle de taxer les télévisions et appareils assimilés:

Pour rappel (2041 GZ - Redevance Audiovisuelle) :
«La redevance audiovisuelle est due par toute personne
physique imposable à la taxe d’habitation au titre d’une résidence principale ou secondaire, qui détient au 1er janvier de l’année d’imposition un appareil récepteur de télévision ou un dispositif assimilé permettant la réception de la télévision pour l’usage privatif du foyer.
Sont notamment considérés comme des dispositifs assimilés, lorsqu’ils sont associés à un écran ou à tout autre support de vision (écran souple accroché au mur par exemple), les magnétoscopes, lecteurs ou
lecteurs-enregistreurs de DVD, vidéo-projecteurs équipés d’un tuner. Les micro-ordinateurs munis d’une carte-télévision permettant la réception de la télévision ne sont pas taxables.»

... il n'a jamais été associé à la possession d'une antenne hertzienne (tous les logements n'en sont pas équipés, à Metz par exemple où un partenariat ancien avec Numéricable a contraint nombre d'habitants à prendre un abonnement chez l'opérateur) ou a un abonnement internet.
Aux dernières nouvelles une télévision peut parfaitement être utilisée comme "moniteur" (un usager ne souhaitant pas payer la redevance doit faire enlever le tunner de son poste, pour quelques centaines d'euros...) pour une usage exclusivement local. C'est également une possibilité ("techniquement" diront-nous) pour les ordinateurs qui ne sont pas obligatoirement branchés au net. En outre, tous les abonnements internet ne sont pas pourvus de l'option TV. Enfin, en l'état, les ordinateurs sont taxés mais pas les composants de cet ordinateur. Tous les postes montés par un assembleur ou soi-même ne seront donc pas taxés. A signaler tout de même, que l'on peut considérer que la niche que représente les personnes regardant la TV sur leur ordinateur est probablement assimilable à la population de technophiles bidouillant et composant leurs ordinateurs eux-mêmes...
Si la loi est appliquée, une personne ayant acheté en 2009 un ordinateur en grande surface et disposant d'un abonnement Orange sans option TV (ou plus simplement ne disposant pas de ligne internet car elle habite dans un village) sera redevable de la redevance. Une autre ayant construit son ordinateur avec une carte tunner et disposant d'un abonnement à Free (donc avec fonction TV de base) sera exonérée!
Tout ceci sent bon l'incompétence technique de la question de la part des rédacteurs. Si l'on ne peut exiger de nos députés qu'ils soient parfaitement à l'aise avec les questions informatiques (encore que...), ils disposent de collaborateurs capable de leur apporter des précisions techniques nécessaires pour éviter ce genre d'incohérences.
Maintenant deux questions se posent:
- comment un juge (administratif ou judiciaire) pourra-t'il imposer le paiement de la redevance au plaignant placé dans le cas présenté ci-dessus?
- pourquoi le critère n'a-t'il jamais été technique, à savoir, strictement l'existence d'une antenne sur le toit ou d'une option TV dans un abonnement internet? Ce serait pourtant la seule façon d'éviter les injustices... mais cela demanderait plus de travail que d'attendre la bonne volonté des vendeurs pour signaler les ventes taxables. A l'heure où le service de la redevance est voué à disparaître au MINEFI.
Par S. Boumaza - Publié dans : Informatique
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 16:20
A l'heure où la diplomatie américaine est muette et où Condoleeza Rice s'est abstenue sur le vote d'une résolution du COnseil de Sécurité de l'Onu demandant un cessez le feu, l'ancien président américain Jimmy Carter publie un témoignage dissonant sur sa visite dans la région fin 2008 et son appréciation de la (mauvaise) volonté israélienne dans envers les efforts de paix. Quand on sait les liens qui unissent traditionnellement Washington et Tel-Aviv et l'extrême difficulté, même suite aux pires abus, des américaine à critiquer l'Etat juif, cette tribune sonnerait presque comme la position d'un pacfiste illuminé. Un pacifiste qui dirigea la première nation du monde et permit les accords de Camp David...

Ca se passe ici (en anglais, sur le site du Washington Post)

Par S. Boumaza - Publié dans : International
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 12:47
Je vais faire un peu de pub pour cette série relativement connue de réputation mais dramatiquement sous-diffusée et méconnue du publique. Diffusée entre 1999 et 2006, soit presque exactement pendant les deux mandats de George W. Bush, cette série est un monument d'intelligence, de prcision d'écriture et de profondeur.
Sur la forme (presque plagiée) de la série "Urgence" (ER), à savoir des discussions techniques au débit rapide filmées par une caméra déambulant dans les bureaux de l'aile ouest de la Maison Blanche, la série est l'une des rares à avoir l'ambition de s'adresser au spectateur en adulte, sans raccourcis ni simplifications. L'humour décalé est omniprésent, les acteurs de grande qualité (alors que souvent "actuer de série" rime avec acteur de seconde zone) et les sujets très complexes. Des dizaines d'informations et d'idées sont digérées à chaque épisode, ce qui rend ce Show exigeant et rend nécessaire de multiples visionnages.
Surtout, la série permets mieux que beaucoup de manuels de sciences politiques, de cerner le fonctionnement, les équilibres de pouvoir et les spécificités socio-religieuses des Etats-Unis. L'actualité est toujours au coeur et chaque épisode semble avoir été écrit aujourd'hui même. Nombre de journaux très sérieux ont ainsi fait référence aux surprenantes proximités de la campagne présidentielle fictive des sixième et septième saisons de West Wing.
Je conseille très fortement le visionnage de cette oeuvre politique qui allie enrichissement intellectuel et loisir télévisuel savoureux. Le coffret intégral des 7 saisons qui est sorti cet automne mérite mille fois l'investissement. avec la dernière élection de 2008. Ce n'est pas un hasard. Simplement un parfait ancrage de la série dans le réel et une profonde connaissance du fonctionnement américain.
Par S. Boumaza - Publié dans : Cinéma
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 14:35
Passée l'euphorie de l'élection du premier président noir à la tête de la première puissance (ex-esclavagiste) mondiale, passées les hypothèses technocratiques sur les camps d'influence qui dirigeront la nouvelle politique américaine, l'actualité immédiate remets en lumière la questions déjà soulevée de la politique proche-orientale à venir à Washington.
     Il est un fait admis de tous qu'Obama est et sera un président pragmatique, sans doctrines ancrées, quel que soit le sujet. Il a été de nombreuses fois supposé que la montée du "camp Clinton" dans son administration maintiendra le risque de le voir, si ce n'est mis en minorité, du moins soumis à des pressions. Passés les fous espoirs de voir menée une vraie politique africaine et les fausses idées sur sa prétendue proximité avec le mouvement arabe (arguments placés sur son second prénom, Hussein et largement repris par le camp Républicain pendant la campagne), il est un fait fondamental: Obama est un président américain, gouvernant un pays peuplé d'américaine, avec ses lobbies, ses intérêts et ses désintérêts. Sur ce plan il apparaît plus fondamental de se pencher sur les influences des membres de son gouvernement que sur les opinions réelles du Président. A ce niveau, deux éléments apparaissent comme une évidence.
     D'une part, la nomination d'Hillary Clinton comme Secrétaire d'Etat permets très probablement de dire que (dans un premier temps du moins) l'attitude extrêmement permissive de Washington envers Tel-Aviv ne changera pas à partir du départ de Bush. D'abord par-ce que le dossier Israël-Palestine n'a jamais été une priorité pour Obama avant d'entrer en fonction. Ensuite par-ce que la menace symbolique planera toujours de voir Obama comme un président "africain" et donc, pour l'opinion américaine proche des musulmans (et donc dangereux). Ceci limitera de fait la défense de la partie la plus faible et rendra d'autant plus dangereuse et aléatoire une rupture avec la tradition états-unienne d'alignement sur Israël. Enfin, par-ce que quels qu'aient été les succès diplomatiques de son mari, Hillary Clinton a depuis longtemps, en tant que sénatrice de l'Etat de New-York défendu des positions radicalement proche de la partie Israélienne, voir ouvertement belliciste. En bonne politique, elle sait que son fief électoral dans la ville où le lobby sioniste est le plus fort du pays ne peut être mis a mal par un changement de doctrine qui rendrait très aléatoire son atterrissage lorsqu'elle quittera le secrétariat d'Etat. Voir pour briguer à nouveau la Maison Blanche dans quelques années.
     Le second élément, peut-être plus important encore, est la nomination de Rahm Emmanuel comme Secrétaire Général de la Maison Blanche, le numéro deux de l'Executif et la personne la plus proche du Président. Fils d'un activiste de l'Irgoun, (organisation terroriste sioniste sous la Palestine Britannique), il est membre d'une congrégation orthodoxe de Chicago et a été engagé volontaire dans l'armée israélienne pendant la première guerre du Golf. Si son implication dans le processus d'Oslo peut nuancer ces faits, il demeure que la vision pro-israélienne dans le conflit primera probablement dans l'entourage de Barrack Obama.
     Ces faits énoncés, le décideur reste le Président et M. Obama a démontré depuis avant même sa candidature officielle sa pugnacité et la permanence de ses idéaux. L'incertitude demeure sur sa vision de la question, sur le degré d'influence du camp Clinton sur sa politique, sur sa capacité de leadership (question pertinente quand on sait la mise sous tutelle qu'a été le premier mandat de Bush Jr. pas les "faucons", en premier lieu Cheney et Rumsfeld) et son rapport de force avec sa secrétaire d'Etat. S'il est raisonnable de penser que le réalisme primera, il demeure que ce sont dans les situations les plus complexes que se révèlent les grands dirigeants. Plus que jamais Obama a un devoir de réussite et une chance de montrer sa dimension historique.
Par S. Boumaza - Publié dans : International
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 12:37
Une citation de Nicolas Sarkozy trouvée sur le numéro de décembre 2008 du Monde diplomatique et reprise du programme de campagne du candidat, disponible sur le site de l'UMP (...étrangement, la citation est toujours disponible sur le fichier pdf du programme mais la page web correspondant est blanche...):

Crédit hypothécaire
"Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas
suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du
lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et
que l'Étal intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades.
Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur
logement.
Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l'hypothèque était plus facile, les banques se
focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du
bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les
intérimaires et de nombreux indépendants.
"

Sources(s)
Interview Revue Banque (avril 2007)
Par S. Boumaza - Publié dans : Politique
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